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icone carre orange1 Commémoration du 11 novembre 2017 - Commune de Lumbin

Militaires, pompiers, vétérans, enseignants et enfants de l’école, élus et Lumbinois se sont recueillis samedi 11 novembre à 10h au cimetière du village face au monument aux morts « pour la France ».

Le 11 novembre célèbre à la fois l'Armistice du 11 novembre 1918, la Commémoration de la Victoire et de la Paix et l'Hommage à tous les morts pour la France. Pour commémorer l'anniversaire de l'armistice de 1918, la journée du 11 novembre fut instituée par la loi du 24 octobre 1922 "journée nationale pour la commémoration de la Victoire et de la paix". La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l'ensemble des morts pour la France. C'est donc la reconnaissance du pays tout entier à l'égard de l'ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s'exprime aujourd'hui, particulièrement envers les derniers d'entre eux, notamment en opérations extérieures.

C’est par « La Madelon » interprété par les musiciens de « la Clé des Chants » que s’est ouverte la cérémonie.

 

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Monsieur le Maire donne ensuite la parole à Monsieur Daniel Maître au nom des anciens combattants :

« Honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour défendre les valeurs de la République, rendre hommage à toutes les victimes des guerres mais aussi transmettre la mémoire des conflits du XXème siècle aux jeunes générations, tels sont les objectifs des cérémonies commémoratives.

C’est important que l’on soit tous réunis, sous l’égide notamment des autorités constituées, mais également les Lumbinoises et Lumbinois autour de leur municipalité, en signe de souvenir et de reconnaissance pour ceux qui dans le passé et actuellement servent leur pays et risquent leur vie », devait déclarer le représentant des mouvements d’anciens combattants avant de céder la parole à Monsieur le Maire pour son intervention personnelle, puis la lecture de la communication de Madame Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées.

 

commemoration mr maitre

 

Intervention personnelle de Monsieur Pierre FORTE, Maire de Lumbin

"Mesdames et Messieurs les Représentants des Anciens Combattants

Messieurs les Porte-drapeaux
Mesdames et Messieurs les Représentants des Autoritées Civiles et Militaires
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames et Messieurs

Chers Amis

 

Nous sommes aujourd’hui réunis pour commémorer la fin des combats, la victoire de la Paix, symbolisés par l’armistice de la 1ère guerre mondiale. La France se recueille pour rendre hommage aux soldats tombés pour la Patrie.

 

Le 11 novembre est le jour du souvenir et de la mémoire :

 

L’horreur des champs de bataille de part le nombre de morts et de blessés. 9 millions de morts et 4 millions de blessés. 1 400 OOO morts et 4 millions de blessés pour notre pays. 27% des hommes entre 18 et 27 ans sont morts. Verdun c’est 360 000 morts. Cette guerre est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines et c’est au nom de l’homme, de tous les hommes qu’il s’agit par simple amour de la vie d’en garder la mémoire. Et tous les ans, un jour n’est pas de trop pour faire vivre un souvenir comme celui-là.

 

Une guerre atroce où pendant 4 ans les soldats sont englués dans la boue des tranchées, dans les larmes et le sang.

 

Ce 11 novembre, c’est aussi penser aux soldats Français engagés sur les théâtres d’opérations extérieures, soldats de toutes les guerres et de tous les conflits.

 

Il a fallu aussi la Grande Guerre pour reconnaître sa moitié. Je pense aux femmes, ces héroïnes qui ont pris le relais des hommes partis au front. Dans les champs, les hôpitaux, les usines, elles ont assuré leurs tâches avec détermination, courage et discrétion. Aujourd’hui, nous leur rendons hommage.

 

Cette commémoration doit également rappeler l’importance des enseignements qu’il faut en tirer :

 

La transmission de notre mémoire doit être partagée avec la jeune génération. Notre jeunesse doit connaître notre histoire.

 

Commémorer, c’est faire de l’éducation civique et de la pédagogie citoyenne. La France n’est rien sans ce que les Français ont en commun.

 

Comme le disait le Marechal Foch « un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ».

 

La paix et la démocratie sont des valeurs fragiles. Il ne faut pas grand-chose pour basculer sur la voie des extrêmes et l’actualité au quotidien nous le rappelle.

 

La méfiance, le ressentiment et l’humiliation sont les germes porteurs des conflits à venir. La seconde guerre mondiale en est l’exemple. Pire encore que celle qui l’avait précédée, avec le drame de la SHOA.

 

C’est la construction européenne qui nous a permis de vivre en paix depuis plus de 60 ans. Il faudra aussi que l’Europe soit capable de relever les nouveaux défis : rendre confiance aux peuples de l’Europe et être capable de nous unir.

 

Vive la République

Vive la France

Je vous remercie"

 

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Lecture de la communication de Madame Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées.

 

Commémoration de la Victoire et de la paix Hommage à tous les Morts pour la France Message de la Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées 11 novembre 2017.

 

"Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

 

Si l’avant et l’arrière communient dans la fierté nationale, c’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

 

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s’avère déterminante pour le XXème siècle. Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

 

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

 

Les Etats-Unis rompent avec l’isolationnisme et s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

 

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

 

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ». Destiné à l’origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd’hui aux orphelins d’un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d’un attentat terroriste.

 

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

 

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors de la Grande Guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres de décolonisation, à ceux tombés hier et aujourd’hui, lors de nos opérations extérieures partout dans le monde, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire".

 

Puis ce sont les enfants de l’école, sous la direction de leurs enseignants qui entonnent « Novembre 1918 » de Pauline Collet. avant le traditionnel dépôt de gerbe.

 

commemoration gerbe      commemoration clairon

 

La sonnerie « aux morts » est ensuite interprétée par M r Jean-Michel CUGNOD, suivie de la « minute de silence ».

 

Monsieur le Maire demande alors à l’assistance de bien vouloir tous ensemble reprendre le refrain de « La Marseillaise ».

 

Monsieur le Maire clôt la cérémonie en invitant l’assistance « en salle du Conseil » pour « le verre de l’amitié ».

 

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